Économie de la Colombie-Britannique

 

"Nous sommes des bûcherons, des pêcheurs et des éleveurs d'émeus." 2,1 millions de personnes travaillent en Colombie-Britannique, dont 117 500 environ dans l'industrie du tourisme, ce chiffre n'incluant pas les travailleurs autonomes, ou indirectement employés dans cette industrie (267 000 personnes). Quant au nombre d'emplois dans ce secteur économique, il est en nette augmentation.

Il y a 92 000 bûcherons et autres employés travaillant dans les scieries et dans la sylviculture en général. Ce nombre est en diminution. En 1997, environ 18 000 personnes travaillaient dans le secteur commercial et récréatif de la pêche ; ce nombre a aussi fortement diminué, comparé aux 26 000 travailleurs dans ce secteur en 1990. Il y a environ 33 000 fermiers, dont 2 000 travaillent dans des fermes d'élevage de saumon (670 fermes en 1997). Le secteur minier emploie directement 8 500 personnes et, indirectement, environ 4 200 personnes. Le secteur public (le plus faible par personne au Canada) emploie 350 550 travailleurs.

Le bois transformé, dont la pulpe pour le papier, sont les principaux biens d'exportation de la province. Plus de 80 espèces de poissons, coquillages, crustacés et algues sont pêchés et ramassés, la principale récolte étant le saumon du Pacifique (93%). En Colombie-Britannique, il y a 8 mines de charbon, 14 mines de métal (cuivre, plomb, zinc, argent et or) importantes, et 5 fonderies. La province est le principal exportateur de charbon du Canada et l'un des plus grands producteurs de jade du monde. Dans la région du lac Logan, près d'Ashcroft, se trouve Highland Valley Copper Mine, la plus grande mine de cuivre et de molybdène du monde, à une profondeur de 396 mètres sous le niveau de la mer.

La Colombie-Britannique possède aussi des réserves de gaz naturel et de pétrole. 1 835 fermes occupent 24 000 km2 des terres de la province, la moitié d'entre-elles étant situées dans la vallée de la Fraser. La vallée de l'Okanagan produit plus de 96% des fruits de vendanges de la Colombie-Britannique, et plusieurs sortes de fruits de verger, dont la pomme exportée dans plus de 30 pays. 85% des céréales de la province proviennent de Peace River, une région située dans le nord-est de la province. Quant à l'élevage, il est concentré surtout dans la partie centrale (de Kamloops à Williams Lake). 

En 1996, la production d'airelles, de ginseng et de champignons représentaient respectivement à l'exportation des revenus de $26 millions, $10 millions et $22 millions. La Colombie-Britannique est le plus important producteur de champignons frais en Amérique du Nord, avec 15 millions de kilos par année, et, se situe en seconde position pour les framboises avec 15,5 millions de kilos par année. 180 fermes font l'élevage des autruches et des émeus, l'huile d'émeu étant reconnue comme un calmant pour la douleur ainsi qu'un anti-inflammatoire.


L'exploitation forestière sur l'Île de Vancouver



 

La Colombie-Britannique - "Terre de lotus"

Un Canadien sur trois environ souhaiterait déménager en Colombie-Britannique, Vancouver étant la ville de choix la plus populaire. Le climat, la beauté des lieux et l'accès facile à la nature justifient cette aspiration. Les Britanno-Colombiens sont aussi, parmi les Canadiens, ceux qui désirent le moins vouloir quitter leur province, en raison de sa qualité de vie. Par exemple, de tous les Canadiens, les Britanno-Colombiens bénéficient de la plus haute moyenne salariale avec annuellement $45 050 pour les hommes et $32 849 pour les femmes. C'est en Colombie-Britannique que le taux de longévité est le plus élevé au Canada.

Plus que partout ailleurs dans le pays, on y fait la guerre aux fumeurs. Il y a moins d'obèses dans la province que dans le reste du Canada. Par contre, la consommation d'alcool y est très élevée : 110 litres d'alcool par année, contre 102 litres pour la moyenne nationale, mis à part les Yukonnais qui consomment 183 litres par année. A Vancouver et dans la région avoisinnante, le coût de la vie est de 12% plus élevé que dans d'autres villes similaires au Canada. Par exemple, le prix des maisons à Vancouver et dans ses environs, dépasse de $58 000 celui de la moyenne nationale qui est de $150 664.